Les Jeunes s’engagent comme Citoyens du Monde

Les Jeunes s’engagent comme Citoyens du Monde

De nouveaux Citoyens du Monde devant la borne de la Route sans frontières à Cahors – photo Yasmin Lüdke

 

VINGT-QUATRE JEUNES français, allemands et serbes de 13 à 18 an), venus en séjour d’une semaine à Cahors à l’initiative de l’association Roudel de Toulouse (1), ont assisté ce samedi 27 juillet à l’intervention de Michel Auvray sur « Cahors Mundi et les Citoyens du Monde ». La rencontre, qui s’est tenue à l’Auberge de jeunesse, à deux pas de la borne de la Route sans frontières n° 1 récemment inaugurée au pied du Pont Valentré, a été organisée grâce à plusieurs associations européennes d’éducation populaire, autour des valeurs de « respect et reconnaissance ».

En plus des jeunes, leurs animateurs et l’intervenant, étaient présents Pierre Pétric, président de l’association Cahors Mundi – très heureux de rencontrer des compatriotes serbes, Dominique Simeone, officier d’état civil du Registre des Citoyens du Monde, Michel Lablanquie, président du Centre d’enregistrement de Cahors, Christophe Tillie, conseiller municipal de la ville de Cahors, et Marie Piqué, Vice-Présidente du Conseil Régional et présidente du comité lotois du Mouvement de la Paix (2).

 

Michel Auvray, immergé depuis 5 ans dans l’histoire de cet idéal en action (3) qui avait enflammé le Lot dans les années de Guerre froide, a pu expliquer la genèse et la philosophie des Citoyens du Monde, et retracer les étapes qui ont conduit Cahors à se revendiquer « territoire mondial » en signant la Charte de mondialisation, le 30 juillet 1949, par vote du conseil municipal (4), et à adopter symboliquement le nom de « Cahors Mundi » – Cahors-du-Monde (5).

 

L’idéal de fraternité qui prévalait alors, dressé comme un front salutaire contre les menaces de guerre, trouve un écho particulier dans l’actualité avec le drame du naufrage récent qui a fait plus de 110 morts en méditéranéee, au large de la Libye. Des hommes, femmes et enfants qui fuient la guerre, la famine ou les centres de détention, de sinistre mémoire (6), et qui sont repoussés par nos frontières au prix de leur vie – par la faute d’États qui se rejettent les responsabilités et se réfugient derrière des politiques migratoires inhumaines dont ils sont pourtant complices.

 

Mme. Angèle Préville, Sénatrice du Lot, le rappelait le 24 mai dernier à Cahors, à l’occasion la pose de la Borne de la Route sans Frontières : « Les frontières ont séparé l’humanité géographiquement mais aussi économiquement et socialement. Alors qu’elles sont totalement ouvertes à la circulation des capitaux et des marchandises – la loi du marché -, alors qu’elles sont perméables pour les catégories privilégiées, les frontières sont infranchissables pour le plus grand nombre et on construit des murs. Les migrants qui passent les frontières sont traités comme des criminels et déshumanisés. Ils perdent leurs droits, leur dignité et sont souvent les victimes d’exploitations et d’abus. » (7)

 

Alors que les tendances de repli sur soi, de méfiance et de stigmatisation de l’autre ressurgissent, Michel Auvray rappela que Cahors, à contre-pied de tout nationalisme, appelait en 1949 le monde au pacifisme, concluant son exposé par : « Est-ce une utopie, un rêve ou une nécessite que de vouloir un monde sans frontières ? Que les valeurs de fraternité et de solidarité soient mieux partagées ? La réponse vous appartient. »

 

Conscients de leurs responsabilités, l’attention des jeunes a été constante, manifestant leur disponibilité d’esprit et leur grand intérêt pour cette incroyable aventure humaine et humaniste dont la ville est le berceau, et dont les ramifications ont embrassé la planète. L’échange a été possible grâce aux traductions en allemand, serbe – puis anglais – menées avec brio par Yasmin, Charlotte, Danica et Dejana. Et les jeunes manifestèrent leur écoute en posant des questions très pertinentes.

 

Dix-sept jeunes et animateurs – Salomé, Ludivine, Jade, Nicolas, Yolan, Stela, Megdad, Dasclia, Daniil, Charlène, Nele, Lina, Garrilo, Danica, Dejana, Charlotte et Yasmin – ont voulu affirmer leur implication en faveur de la Paix en décidant de s’enregistrer comme Citoyen.ne.s du Monde pour manifester leur intérêt de dépasser les intérêts particuliers ou nationalistes afin de servir l’intérêt de la communauté mondiale et le respect de la dignité humaine.

 

Cette journée a marqué d’un sceau symbolique le souvenir de la mondialisation de Cahors, grâce à ces jeunes européens enregistrés à Cahors comme Citoyens du Monde, frappant d’une valeur d’exemple la continuité et la relève de la citoyenneté mondiale. La rencontre a permis de dynamiser les organisations et participants et les motiver dans la volonté de célébrer les évènements qui, il y a 70 ans, éclairent aujourd’hui comme un phare la voie de Paix, matérialisée par la « Route sans frontières n° 1 », « seule route de l’espoir, chemin à suivre pour une humanité réconciliée et fraternelle.

 

 

Le 29 juillet 2019,

Les associations Cahors Mundi, La Rose Impossible, Lotois du Monde
et le Centre cadurcien d’enregistrement des Citoyens du Monde

 

Contact presse : 06 46 41 08 11

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