Dans la France de Macron, on casse les oeuvres qui menacent le pouvoir.

Dans la France de Macron, on casse les oeuvres qui menacent le pouvoir.

C’est à un autodafé que s’est livrée la police, à Dions : ils ont détruit « Marcel » !
Dans la France de Macron, on casse les oeuvres qui menacent le pouvoir.
Mais le peuple vaincra : « Marcel » va renaître, et partir en tournée… jusqu’aux Champs-Elysées ?

« Oh ! Punaise ! Mais c’est quoi, ça ? C’est qui, ce type-là ? »
Entre Nîmes et Alès, notre Berlingo venait de doubler une file de camions à l’arrêt. La pluie coulait sur le pare-brise, et entre deux allers-retours des essuie-glace, au milieu de nulle part, dans un paysage de boue et de béton, on découvre ça : un tableau géant.
“C’est qui, ce gars-là ? on se renseigne.
– C’est un vieux monsieur qui s’appelle Marcel, Marcel Sanchez, un maçon à la retraite, d’origine espagnole. Il a 77 ans, et il passe ses après-midis ici.
– Mais alors, comment le peintre l’a choisi lui ?
– Eh bien, il a regardé son visage, il a vu qu’il contenait les douleurs, les fatigues de la vie. Regardez. Et puis aussi, dans sa moustache, dans son oeil, comme une lumière, comme un sourire…”

J’étais ému.
“Hier matin, reprenait Dédé, Gilet jaune de Dions, les toutous de Macron sont venus tout démonter, on a préféré brûler notre cabane nous-mêmes. Mais la toile, on l’a sauvée

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