URGENCE ! Mort programmée d’un résistant à la déviation de Beynac (24)

Daniel COUTANT

Voici un courriel à envoyer aux députés, dont voici les adresses courriel :


delphine.batho@assemblee-nationale.fr, delphine.bagarry@assemblee-nationale.fr, andre.chassaigne@assemblee-nationale.fr, jean-luc.melenchon@assemblee-nationale.fr, francois.ruffin@assemblee-nationale.fr, sandrine.morch@assemblee-nationale.fr, eric.coquerel@assemblee-nationale.fr, michel.larive@assemblee-nationale.fr, loic.prudhomme@assemblee-nationale.fr, adrien.quatennens@assemblee-nationale.fr, muriel.ressiguier@assemblee-nationale.fr, benedicte.taurine@assemblee-nationale.fr, martine.wonner@assemblee-nationale.fr


  Mesdames et Messieurs les députés,


Si nous nous permettons de venir vers vous, c’est dans la plus grande urgence
et après avoir pris connaissance de votre demande de moratoire en faveur du Grand Contournement de  Strasbourg.
Ici nous vivons dans l’indifférence générale le lancement d’un projet de contournement à plus de 34millions d’€
pour l’implantation d’une déviation par le Président du Conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro,
dans un site classé Réserve de Biophère Unesco et Natura 2000.
Les habitants se sont prononcés contre à 82%. Le maire et le conseil municipal du village concerné, contre.
Et pourtant s’appuyant sur une DUP de 2001 et des éléments biaisés, le projet a reçu toutes les autorisations de destruction de ce lieu unique en terme de patrimoine et d’environnement.
Nous aussi demandons un moratoire depuis 3 ans, (demande qui fut soutenue par Nicolas Hulot et Françoise Nyssen) sans résultat. Le chantier passe en force sans aucune des règles élémentaires de respect de l’eau , de l’environnement, des habitants.

Aujourd’hui, la situation est très préoccupante sur le chantier où l’un des jeunes opposants,   Jérémy, est enchainé en haut d’une des grues qui surplombe la Dordogne depuis vendredi à l’aube, c’est à dire 5 jours et 4 nuits (sachant  qu’il gèle à -5°) , sans aucun équipement et hors d’ atteinte de tout ravitaillement car la base est cernée par les équipes de la gendarmerie.  
 Cela fait 3 jours qu’il n’a plus ni eau ni nourriture, harcèlement en tous genres, projecteurs la nuit.
Des méthodes inhumaines ordonnées par la préfecture pour permettre la poursuite du chantier. Une cruauté  intolérable  dans le pays  des Droits de l’Homme. Cet opposant “d’Action Non Violente COP21” agit en pleine possession de ses moyens et déclare être déterminé  à aller jusqu’au bout.
Un autre opposant est retranché dans un des caissons étanches prévus pour couler les piles du  pont, lui aussi en grande difficulté. Nous allons à la catastrophe humaine si les autorités ne font pas un geste d’apaisement.
Lors du décès de Rémy Fraysse , c’était un “accident”.  Ici, c’est la mort programmée d’un jeune militant auquel la préfète refuse le secours minimum.
Personne ne pourra dire nous ne pouvions pas prévoir, pas savoir.  Merci de m’avoir lue et de nous  apporter tout le soutien nécessaire pour sortir de  cette situation qui fait honte à la démocratie.